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Clinique vétérinaire les Poumadères
Clinique vétérinaire "les Poumadères" - Centre de Reproduction des Carnivores du Sud-Ouest (CRECS)

Tumeurs prostatiques

 

 

Tumeurs prostatiques

 

Les tumeurs prostatiques sont très rares chez le chien.

Elles surviennent chez le chien âgé qu’il soit castré ou non. Elles ne sont pas ou peu sous dépendance androgénique.

Une étude récente semble indiquée que le chien castré aurait quasiment 4 X plus de risque de développer une tumeurde la prostate.


Le type tumoral le plus fréquemment retrouvé est l’adénocarcinome prostatique (> 90% des cas). Les métastases dans les nœuds lymphatiques, les vertèbres lombaires ou les poumons sont fréquentes.


1. Signes cliniques et examens complémentaires


Les animaux touchés présentent un syndrome prostatique (avec pyurie ou hématurie) accompagné d’une douleur abdominale, de troubles locomoteurs et d’une dégradation de l’état général.


L’analyse cytologique de l’éjaculat (fraction prostatique), du liquide de massage prostatique ou d’une cytoponction prostatique révèle la présence de cellules tumorales.

La cytoponction de la prostate est diagnostique dans seulement 80% des cas.

 

La biopsie prostatique échoguidée est la méthode diagnostique de certitude.


50 % des chiens présentent une augmentation de paramètres sanguins (PAL, ...) mais ce n'est absolument pas spécifique


L’examen échographique met en évidence une prostate aux contours peu nets et à l’aspect échographique essentiellement hétérogène. Cependant, le seul examen échographique ne permet pas de distinguer une tumeur de toute autre affection sévère prostatique.


70 % des animaux présentent des métastases au moment du diagnostic : cellules tumorales ont déjà migrées dans de nombreux autres organes..


2. Traitement


Le seul traitement possible (associé à une chimiothérapie/radiothérapie) est la prostatectomie partielle ou totale.

Cette opération s’accompagne cependant de nombreuses complications post-opératoires : incontinence urinaire voire fécale(30 à 90% des cas), strangurie, œdème des postérieurs…

Dans la plupart des cas, l'intervention est inutile. Seules les tumeurs diagnostiquées "par hasard" à la faveur d'un dépistage des maladies prostatiques peuvent être éventuellement traitées.